Enchanté
Je m'appelle Julien Silvestro, je suis ravi de vous accueillir !

Profession Encadreur
Je ne me destinais pas à l'encadrement d'art, je faisais des études pour devenir professeur de sport...
L'été 2008, quand je suis entré chez Claude Valette, au Castellet, c'était pour mettre un peu d'argent de côté avant la rentrée étudiante. Je pensais balayer des copeaux et porter des cartons. Les premiers jours, c'est exactement ce que j'ai fait.
Et puis Claude m'a demandé de tenir un coin de carton pendant qu'il coupait un biseau. Je me souviens surtout du bruit : sec, net, un seul passage. Et de cette ligne blanche apparue dans l'épaisseur du carton, deux millimètres de lumière qui n'existaient pas la seconde d'avant. Sur le moment je n'ai pas su dire pourquoi ça m'avait saisi. Aujourd'hui je sais : c'était la première fois que je voyais quelqu'un décider d'un détail que personne ne remarquerait, et qui changerait pourtant une image entière.
Été après été, je suis revenu. Claude posait une aquarelle sur l'établi et faisait défiler les cartons autour d'elle. Un beige trop chaud, et le ciel du tableau virait au sale. Un gris légèrement rompu, et le même ciel se remettait à respirer. Il ne théorisait rien, il essayait — dix minutes, quinze parfois, pour un choix que le client ne verrait jamais comme un choix. J'y ai retrouvé quelque chose du sport, en fait : la répétition d'un geste jusqu'à ce qu'il devienne juste.
Ce qui m'a définitivement retenu, c'est la technique. Je croyais qu'encadrer, c'était couper quatre baguettes à quarante-cinq degrés. J'ai découvert qu'il fallait savoir pourquoi le verre ne doit jamais toucher le papier, comment se calcule la profondeur d'un boîtier autour d'un objet en relief, ce qu'une dorure au biseau apporte à une gravure et ce qu'elle lui enlève.
En 2011, j'ai repris l'atelier, j'ai gardé le nom de Claude : c'est lui qui m'a montré la voie, il n'y avait pas de raison de l'effacer de l'enseigne.
Depuis la reprise j'ai eu tellement de projets, tous uniques bien sûr, j'ai continué d'apprendre, de perfectionner mon savoir faire au-delà de l'enseignement de Claude.
J'ai été là pour répondre à votre créativité, appuyer l'élan de composition artistique avec la décoration intérieure, que ce soit pour satisfaire les professionnels comme les galeristes, antiquaires, peintres, décorateurs, mairies... mais aussi les particuliers amateurs d'art, collectionneurs, élèves de cours de peinture et bien d'autres.
J'ai adapté en conséquence les collections pour que chacun, chacune, puisse révéler la beauté de ses œuvres !
Aujourd'hui, cette magie de mettre les œuvres en valeur est là plus que jamais : l'aventure continue !
« La beauté sauvera le monde. » — Fiodor Dostoïevski
C’est au travers d’un job d’été au sein de l’atelier d’encadrement de Claude Valette, déjà installé au bord du chemin de Château Vieux qui mène au Castellet village, que Julien découvre ce qui va devenir son métier.
Julien y découvre des valeurs qui lui correspondent, il s’en imbibe au quotidien, s’en nourrit et s’en inspire comme un habillage spirituel.
Il aime à travailler ces matières brutes dédiées à venir se marier aux œuvres des artistes, une fois polies, coupées, poncées, collées, agrafées… afin de les mettre en exergue, et plus encore les sublimer…
C’est logiquement qu’il reprend l’atelier en 2011, sans en changer le nom, comme une marque de respect pour celui qui lui a montré la voie.
Avec l’apprentissage de la dorure, l’originalité de nouveaux supports de travail, une augmentation constante de ses références en matière de cadres (plus de 400), mais aussi la restauration de tableaux, la confection de miroirs, Julien apporte sa touche à l’atelier, son regard toujours porté sur l’exigence…
Des mains expertes qui composent un dialogue subtil entre l’artiste et l’artisan.
Un travail fondé sur le respect des œuvres, tant il est vrai que Julien sait se dépouiller de toute forme d’orgueil lorsqu’il met son « art » au service des artistes : il s’oublie dans l’accomplissement du beau geste, ivre de matières et de solitude… tout à l’écoute de l’Autre.
Cette frêle frontière entre l’artiste et l’artisan, Julien la franchit parfois, lorsque « l’atelier le laisse filer »… Musicien, céramiste, photographe, il passe ainsi de l’autre côté du miroir, et ce pour notre plus grand plaisir.
« Artiste de l’humilité » à plein temps, n’hésitez pas à pousser la porte de son atelier, tout ici respire l’amour de l’art et des artistes, et ils le savent bien, tant ils y viennent en nombre…
À retrouver sur le site www.talentsenpartages.fr


































